jeudi 13 janvier 2011

Le Myanmar: un développement laissé à lui-même!!!


Après des années de déclin de l'économie par suite de politique économique débilitante les villes du Myanmar auraient besoin d'un sérieux coup de balai mais la propreté semble mieux s'accommoder d'une certaine aisance.  Ainsi,  Hong Kong nous ait apparu complètement "nickel".  Ici...quand on a de la difficulté à se remplir le ventre on est peut-être  justifié d'être moins préoccupé à ramasser la crotte qu'on produit!!!


Ainsi la qualité de l'air à Mandalay est tellement mauvaise que respirer est comme une agression.  Il y a d'abord les émanations des véhicules moteurs, si on peut nommer ainsi, les autos, autobus, camions et remorques tractées tantôt par une moto qu'on y a adaptée tantôt par un moteur semblable à celui d'un roto culteur etc...tous ces moteurs souffrent d'un entretien qui leur permet à peine de tourner et d'une technologie remontant au début de l'invention du moteur à essence.  Le résultat est une quantité énorme de monoxyde rejeté dans l'atmosphère.  En plus la pétarade des moteurs agresse vos tympans.





















Secundo, vient s'ajouter la poussière soulevée par la circulation.  On est en saison sèche et les rues ne sont, évidemment, pas nettoyées. 

 Tertio, les égouts, souvent à découvert, viennent y ajouter un parfum d'humanité.


  Finalement si vous êtes dans la zone des marchés il faudra y additionner les odeurs de poissons et des étals de viande à l'air libre.


Comme résultat de tout ça comme le dit si diplomatiquement Isabelle, touriste française:  "Ça sent l'air"!


Pour le piéton la circulation est partout problématique quoique plus "civilisée" à Yangon. 



Quant à Mandalay avec un plan de ville en damier, les croisements de rue nombreux n'ont aucun "stop" ni aucune lumière...Il y en a peut-être deux!!  Le croisement des véhicules: bicyclettes, rickshaw, scooter, auto., camion, autobus, pick-up, taxi, tracteur spécial et piétons se fait à l'avenant. 
















C'est semblable à un ballet quasi suicidaire.  Spectateurs vous êtes fascinés par cette circulation hétéroclite qui ralenti à peine mais sans s'accrocher.  Comme piétons nous sommes immobiles sur le coin attendant notre chance....puis... nous nous rappelons Hanoi où 6 à 10 rangées de scooters vont dans un sens et autant de l'autre. La technique c'est de marcher d'un pas assuré sans accélérer ou ralentir.  Vous vous sentez comme Jésus marchant sur les eaux, tout étonné d'être toujours vivant rendu de l'autre côté de la rue.  Si vous avez le malheur de traverser en voulant esquiver les véhicules.  C'est certain que vous finirez en viande hachée.  Ce sont eux qui jugent de votre vitesse et s'adaptent en conséquence.  L'idéal pour votre première traversée est de suivre un piéton du pays...si vous êtes trop méfiant prenez le... plus gros!!!! Bonne chance!


 Heureusement Mandalay n'est pas Hanoi et le trafic y est beaucoup moins intense mais la pollution (air et sonore), en proportion, est plus élevée.

mardi 4 janvier 2011

La chaleur des gens à Yangon au Myanmar (Birmanie)


Tôt le matin, les moines de Yangon, font partis du paysage urbain.

Une fois surmonté les petites tracasseries d'obtention du visa et des devises vous entrez en contact avec le pays. Sa population d'abord:  le 1er contact se fait par le personnel du Guest House.  Ils sont souriants, enjoués, aimables, serviables, empressés et très efficaces.  Difficile d'avoir un meilleur service.  Plusieurs des jeunes qui y travaillent proviennent de familles très pauvres n'ayant pas les moyens de les faire instruire.  Au Guest House Motherland Inn 2 à Yangon, il sont nourris et logés et apprennent l'anglais...un peu de français au contact des touristes.

La réception du MotherLand Inn 2

Dans les coulisses du Guest House


En magasinant nous avons rencontré deux jeunes filles au marché Theingyi Zei alors qu'on recherchait le marché au serpent. Elles se sont offertes à nous aider  à le trouver.

 

















Selon Lonely Planet:  "sur le marché aux serpents sont mis en vente le sang frais et les organes de divers reptiles faisant partis de remèdes traditionels".  Elles mêmes n'en connaissait pas l'existence mais ont interrogé les commercants sans parvenir à des résultats. 
De fil en aiguille l'une d'elle nous invite à l'appartement de ses parents au 16ème étage pour nous permettre de prendre des photos sur le toit du building. Il s'agit là d'un site privilégé au centre ville. 


Nouveau pavé

Oubliant les serpents, presqu'avec soulagement nous acceptons l'invitation.  Elles s'appellent Sandy et Angela . Tété une de leur amie se joint à nous.  L'une est Hindoue, l'autre Bhoudiste et la dernière Chrétienne. Les trois amies sont étudiantes en tourisme et désirent pratiquer leur anglais.


En cours de route, nous arrêtons au bureau de la mère de Sandy qui vend des diamants.  Nous y rencontrons son père et sa grand-mère.  Nous avons droit à une leçon 101 sur les diamants.  Puis nous quittons... sans acheter... pour l'appartement qui loge dans un bâtiment encore en construction qui voisine l'édifice où a eu lieu l'assassinat de Aung San en 1947.  Elles nous informent de ce fait et de prendre discrètement des photos.  Les militaires n'appréciant pas que les touristes ramènent des images du lieu historique où s'est produit le meurtre du père de l'indépendance birmane.

Ici a eu lieu l'assassinat du Général Aung San... dans le bâtiment du centre

Nous apprendrons, plus tard, les modalités de l'assassinat.  Il était en réunion avec six de ses collaborateurs lorsque trois hommes armés pénétrèrent dans la pièce et tirèrent sur tout les occupants.  Aung San était déjà un héros national à cette époque.  Sa mort ne fit qu'augmenter le culte qu'on y portait. 


Statue Bogyoke (Général) Aung San, Yangon

C'est sa fille, Suu Kyi , qui aujourd'hui symbolise l'opposition du peuple birman, véritable idole en occident.  Elle a mérité le prix nobel de la paix en 1991.  La junte militaire l'a assignée à résidence depuis 1989.  Ce n'est qu'en 2010 qu'elle retrouva sa liberté.


Suu Kyi
Nous sommes surpris d'entendre ces jeunes filles parlés négativement des militaires au pouvoir.  Visiblement elles n'ont pas peur de la délation par l'une d'entre elles.  Complices, elles ont déjà abordé ces sujets entre elles bien avant aujourd'hui et leur point de vue converge.  Elles critiquent si aucune autre personnes que nous ne peut les entendre.  Elles font montre de beaucoup de maturité, malgré leur jeune âge, sur ces questions.

Sandy nous informe que quinze appartements de l'édifice, une fois la construction achevée, seront occupés par sa famille.  Ainsi le veut la mentalité birmane.  Un cousin (Joe) arrive, il se mêle au groupe, apprend que nous voulons aller à la stupa doré de Shwedagon et s'offre de nous y conduire à la condition qu'au retour il nous présente sa famille.  Tel est l'hospitalité birmane.  En cinq heures nous sommes en contact dans leur intimité avec deux familles birmanes.


Les parents de Joe

Après avoir visité Mandalay, Bagan et le lac Inlé nous sommes de retour à Yangon (Rangoon).  Nous rencontrons à nouveau Sandy et son cousin Joe.  Le lendemain c'est l'anniversaire de Sandy;  elle nous invite à se rejoindre aux festivités qui aura lieu dans un parc et réunira environ 300 personnes de sa famille d'origine népalaise.  Impossible de refuser.  Voici quelques photos de cette réunion...intime!!



La fête réunie les oncles, les tantes, les cousins et cousines, les amis toutes  générations confondues.  La date de son anniverssaire n'est qu'un coincidence.  Après le lunch des activités de danse et des jeux de sociétés sont organisés.  Le taux de participation est impressionnant et la bonne humeur contagieuse.  Tout est fait pour nous mettre 'a l'aise...



 













Sandy (Medha), sa mère en bleue, sa grand-mère et ses tantes
 
 Nos amis français  Joël et Andrée sont invités à se joindre à nous à cette occasion.


Mado, Norm, Joël et Andrée

Ces exemples montrent la grande hospitalité, l'amabilité et l'ouverture aux étrangers.  Peut-être est-ce la conséquence de la fermeture, par les militaires, du pays au monde en 1962.


samedi 1 janvier 2011

Birmanie-Myanmar "The Golden Land"



Ayant un visa à double entrée pour la Thaïlande et la 1ère entrée de 60 jours se termiant le 1er janvier 2011, nous devons sortir du pays, sous peine de sanctions puis revenir pour un 2ème séjour de 60 jours.

L'anciènne capitale Yangon (Rangoon)

Yangon (Rangoon)

Yangon (Rangoon)
Nous profitons de cet interruption forcée pour s'aventurer vers le Myanmar. Le mot myanmar n'est pas le nom d'une maladie mais bien celui d'un pays depuis 1988 mieux connu sous le nom de Birmanie. Faut dire, quand même, que les Birmans sont malades de leur gouvernement.
Yangon (Rangoon)
Depuis 1962 le pays est dirigé par une junte militaire fermée aux influences extérieures et excessivement répressive pour la population.

Le parti au pouvoir, aux idées socialistes, ruina l'économie et réprima les libertés individuelles. De fait on a mis en place toute une série de mesures de contrôle de la population. Chaque maison doit fournir une liste de ses habitants, chaque dix maisons est contrôlé par un responsable, chaque dix responsables est contrôlé par un supérieur et ainsi de suite. La délation est érigé en système avec tout l'arbitraire que ça suppose. Ici les murs ont des oreilles.

La débrouille pour survivre est dans la rue.


Toute l'infrastructure économique est étatisée au profit des militaires qui ne semblent pas réinvestir pour moderniser le pays.

En 1989 après 30 ans de dérive économique et deux ans d'agitation politique, le gouvernement décida l'abandon du socialisme en faveur du capitalisme. Peut-être était il influencé aussi par les changements géopolitiques. en U.R.S.S. et en Europe de l'est. La Chine avait montré la voix 10 ans plus tôt.
Aung San Suu Kyi libérée en novembre 2010, prix Nobel de la paix en 1991
En 1990, le gouvernement croyant pouvoir les remporter organisa des élections. L'opposition conduit par la charismatique et polyglotte Aung San Suu Kyi (parle Birman, Japonais, Français et Anglais) remporta la victoire par une forte majorité; le parti de la junte au pouvoir se classant 4ème. Cette humiliation conforta les militaires à demeurer au pouvoir et ils en profitèrent pour emprisonner ou assassiner les leaders des partis d'oppositons qui avaient formé une coalition avant les élections.
Bâtiment où fut assassiné le général Aung San en 1948

Ce n'est que depuis peu que les touristes peuvent y venir...aux comptes gouttes...... ce qui intensifie le désir d'y aller. La rentrée de devises étrangères permet au régime un commerce avec l'extérieur. Faut dire que les chinois qui appuient le régime en place et ont commencé à investir dans les hôtels du pays voient d'un bon oeil le tourisme comme moyen de rentabiliser leur investissement.


Les touristes doivent se procurer des dollars USD (l'euro est accepté) de préférence des billets de $100.00 USD en excellentes conditions (nickel comme disent les Français) sous peine d'être rejeté. Le visage sur le billet doit être gros et la série ne pas commencer par CB (ils craignent la contrefaçon). De plus, il n'y a pas de guichet automatique dans le pays, on n'accepte pas les chèques de voyage et les cartes de crédits ne sont honorés que dans les hôtels très luxueux.

Bogyoke Aung San Market
Vous devez donc avoir sur vous tout l'argent nécessaire à votre séjour en ayant soin de ne pas le plier (nous à l'intérieur d'un livre) maximum $2,500 USD/par personne. Vous payez soit en argent USD (notre logement) soit en kyats. Pour échanger des dollars il faut éviter les banques, les grands hôtels bref toutes institutions contrôlées par la junte au risque d'un échange fort désavantageux. Il reste le marché noir, toléré et n'ayant de noir que le nom. Vous allez au "Bogyoke Aung San Market" et on vous accoste vous proposant l'échange. Un billet d'un dollar USD pour 850 kyats.

$300.00 USD en billets de kyats
Bienvenue au Myanmar au pays de la terre dorée